Mise au point
du texte
Une fois l'avis du Conseil d'état rendu, une réunion, co-présidée par le secrétaire général du
Gouvernement et le membre compétent du cabinet du Premier
ministre est organisée pour arrêter le texte définitif du
projet préalablement à son inscription à l'ordre du jour du
conseil des ministres. Le Gouvernement n'étant pas lié par
l'avis, même si cet avis est le plus souvent suivi, il est
possible de retenir en tout ou partie le texte qui lui a été
soumis. En outre, il n'est pas interdit que le projet de
loi, tel qu'il sera soumis au conseil des ministres,
présente des différences tant par rapport au texte
initialement soumis au Conseil d'état que par rapport au texte délibéré par ce dernier.
Toutefois, l'exigence d'un
avis du Conseil d'État, qui résulte de l'article
39 de la Constitution,
impose que l'ensemble des questions posées par le texte
aient été soumises au Conseil d'État. Il est donc exclu que
le projet comporte une disposition posant une question
nouvelle. Le Conseil constitutionnel veille au respect de
cette exigence : par une décision
n° 2003-468 DC du 3 avril
2003, il a censuré pour ce motif une disposition d'une loi
votée, issue du projet adopté en conseil des ministres ;
en l'espèce, le projet présenté au
Parlement prévoyait, pour l'accès au second tour des
élections régionales, un seuil égal à 10 % du nombre des
électeurs inscrits, alors que le Conseil d'état
avait été saisi d'un texte prévoyant un seuil de 10 % des
suffrages exprimés ; le Conseil constitutionnel a estimé que
cette évolution du texte revêtait une portée telle qu'elle
soulevait une question nouvelle.
Le texte définitif, précédé d'une page de garde de couleur bleue,
est diffusé à tous les membres du Gouvernement par les soins
du secrétariat général du Gouvernement. Il fait seul foi.
Délibération
du conseil des ministres
L'inscription du projet de loi à l'ordre du jour
du conseil des ministres est décidée par le Président de la
République. Elle intervient dans le cadre du programme de
travail du Gouvernement qui fait l'objet d'un examen
semestriel et d'une programmation de l'ordre du jour du
conseil des ministres sur 5 à 6 semaines qui est actualisée
chaque semaine.
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